La mort coûte cher mais le low-cost arrive en Auvergne

La mort coûte cher ! Le prix moyen d’obsèques est aujourd’hui d’environ 3.000 € ! Mais on peut désormais enterrer ses morts… à moitié prix. Des sociétés de la région pratiquent désormais le low-cost.

Ainsi l’enseigne funéraire Ecoplus à Clermont-Ferrand propose des formules à 1.350 €. Mathieu Seronde n’est pas un opportuniste. La mort, ça le connaît : « Mon père tient toujours une entreprise de pompes funèbres à Bagnols. La mort, j’ai toujours baigné dedans ! » Une affaire de famille en quelque sorte, sauf qu’en s’installant en face du cimetière Saint Jacques , en septembre 2013, il va quelque peu bousculer ce marché tranquille en ouvrant le premier low cost de la région.

Un cercueil à 300 € !

La marque Ecoplus a bâti son succès sur une formule choc… à 1.350 €, soit un prix divisé par deux par rapport à des obsèques classiques. « Nos prestations et notre professionnalisme sont identiques à ce que proposent nos concurrents. Ce n’est pas une cérémonie light, mais notre formule low cost repose sur un cercueil très simple à 300 € (le prix moyen est situé entre 1.000 et 2.000 €) Les autres prestations (démarches administratives, mise en bière, transport du corps, ouverture et fermeture du caveau ou crémation), sont identiques à celles qu’on trouve sur le marché ».

De fait, le cercueil « sarcophage » surprend… par sa simplicité. Quatre planches de pin, sans épaulement, sans emblème, avec quatre poignées en métal mat… Fidèle à sa formule choc « Mourir ne doit pas être un luxe », l’enseigne Ecoplus ne propose donc pas le moindre supplément coûteux dans sa formule plancher.

L’enterrement à prix plancher pour 1.350 € !

Mais c’est une formule qui pourtant séduit de plus en plus en ces temps de crise. Depuis son installation, Mathieu Seronde a organisé une centaine d’obsèques… la plupart selon cette formule low cost.

« Un signe des temps », car il reconnaît qu’un enterrement low cost était difficilement envisageable il y a seulement vingt ans : « Les gens ne regardaient pas. Le prix de l’enterrement était simplement déduit de l’héritage. Il n’y avait donc pas de coût réel pour les survivants.

Mais aujourd’hui, les héritages se sont amoindris, voire ont disparu. Ce sont les survivants qui payent… et qui n’ont pas toujours de gros moyens. Ajoutez que beaucoup de décès sont soudains. C’est une dépense qui n’a pas été anticipée. Et puis il y a eu aussi une certaine perte d’influence de la religion qui a contribué à renoncer à tout cérémonial. Les enterrements sont de plus en plus simples ».